BIO-FILMOGRAPHIE.
 
 
 
 

Né le 4 avril 1932 à Zavroje, un petit village au nord de la Volga. Au lycée, il suit les cours d’une école de musique et étudie la peinture, la sculpture et l’Arabe avant d’entrer à l’Institut Central de Cinéma en URSS en 1956.

En 1960, il met son premier film en scène Le rouleau compresseur et le violon, déjà considéré comme une œuvre d’art.

Il se révèle au monde deux ans plus tard pour L’enfance d’Ivan au festival de Venise. Le film, très critiqué par une partie de la critique de gauche, est défendu par une célèbre lettre de Jean-Paul Sartre à L’Unita.

L’idéologie de TARKOVSKI, son sens de l’esthétisme troublent les bureaucrates pour qui la beauté est dérangeante.

Pourtant, il n’a jamais cessé de mettre en scène, disposant parfois de moyens considérables, même si le nombre de ses films est assez restreint et que son œuvre reste inachevée.

C’est avec Andreï Roublev que les problèmes du réalisateur prennent leur source.

TARKOSKI en écrit le scénario en 1963 et ne le tourne qu’en 1967. Présenté deux ans plus tard, en 69, ce film est immédiatement retiré des écrans.

Les raisons n’ont jamais été clairement formulées et plusieurs critiques se sont accumulées sans pour autant s’exclure les unes par rapport aux autres : violence, cruauté, imprécision historique, tendance mystique, nudité, représentation fausse des rapports entre l’art et le pouvoir.

La réalisation suivante de TARKOSKI, SOLARIS (1972), pose peu de problèmes à son auteur.

Il utilise pour la première fois la science-fiction pour une utilisation inhabituelle au cinéma en faisant une réflexion vivante sur la vocation au bien de l’art.

En 1974, Le Miroir va, comme Roublev, faire connaître à TARKOSKI de nouvelles difficultés.

Le film est la biographie d’un cinéaste de 40 ans en train de mourir et qui souffre du sentiment de ne pas être suffisamment venu en aide à ceux qui l’entourent.

On reproche alors à ce film d’être "entaché de subjectivisme " (n’est-ce pourtant pas la propriété de l’art ? ). Le film est classé dans ce que l’on appelle la troisième catégorie, ce qui se traduit par un nombre limité de copies.

Pourtant, il connut un grand succès populaire malgré le peu de publicité à sa sorite.

C'est un Retour à la science-fiction avec STALKER en 1979, dernier film que TARKOVSKI ait tourné en URSS. L’histoire s’ancre dans un monde qui n’a plus la foi, ni même l’espérance.

Les problèmes là encore continuent. STALKER est refusé par l’URSS au festival de Venise. Il est quand même présenté, hors compétition, au festival de Rotterdam, mais cela interdit qu’il puisse être présenté au festival de Cannes – le règlement stipule en effet qu’un film ne doit pas être sorti ailleurs que dans son pays d’origine.

En 1983, il tourne en Italie Nostalghia. Selon TARKOVSKI lui-même, "le voyage qu’un intellectuel russe effectue en Italie devient l’occasion d’une réflexion à la recherche de quelque chose qui peut-être n’existe pas".

C’est en Suède qu’il tourne son dernier film, Le Sacrifice, considéré pour beaucoup comme l’œuvre testamentaire du cinéaste.

Il s’agit d’une nouvelle parabole poétique sur fond de science-fiction. Un homme, pendant une Troisième Guerre Mondiale, confronté à la menace d’un cataclysme nucléaire, tente de retrouver les valeurs spirituelles que ses contemporains ont, semble-t-il, perdues.
 
 

TARKOVSKI s’éteint à Paris, en 1986, d’un cancer du poumon.

Son œuvre ne se compose, si l’on compte son premier film d’étudiant, que de 8 films. Elle reste évidemment inachevée.

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